{"id":91,"date":"2023-08-20T01:49:17","date_gmt":"2023-08-20T01:49:17","guid":{"rendered":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/?page_id=91"},"modified":"2024-03-30T22:50:42","modified_gmt":"2024-03-30T22:50:42","slug":"3-24","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/3-24\/","title":{"rendered":"3-24"},"content":{"rendered":"<p>pour signifier non seulement le Canada repr\u00e9sent\u00e9 par son gouvernement national, mais aussi le Canada repr\u00e9sent\u00e9 par tous ses gouvernements, f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux.&nbsp; Ce point de vue a trouv\u00e9 un \u00e9cho favorable aupr\u00e8s de la Cour d&#8217;appel de Terre-Neuve, qui a \u00e9galement interpr\u00e9t\u00e9 les provinces dans la D\u00e9claration Balfour de 1926, estimant que les provinces du Canada faisaient partie des \u201ccommunaut\u00e9s autonomes\u201d au sein de l&#8217;empire, dont le statut \u00e9tait \u00e9gal \u00e0 celui des autres dominions.&nbsp; Cette vision du droit a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par la Cour supr\u00eame du Canada,<sup>3<\/sup> qui a conclu une partie de son jugement en d\u00e9clarant que<\/p>\n<blockquote><p>&#8230;&nbsp;la seule constante depuis la promulgation de l&#8217;Acte de l&#8217;Am\u00e9rique du Nord britannique en 1867 est le pouvoir l\u00e9gal du Parlement du Royaume-Uni de le modifier.&nbsp; La loi ne conna\u00eet aucune exigence de consentement provincial, que ce soit pour une r\u00e9solution des chambres f\u00e9d\u00e9rales ou comme condition d&#8217;exercice du pouvoir l\u00e9gislatif du Royaume-Uni.<sup>4<\/sup><\/p><\/blockquote>\n<p><span class=\"wpsdc-drop-cap\">M<\/span>\u00eame apr\u00e8s que la Cour supr\u00eame du Canada a rendu son jugement, que la conf\u00e9rence des premiers ministres de novembre 1981 s&#8217;est mise d&#8217;accord sur une proposition r\u00e9vis\u00e9e et que l&#8217;adresse conjointe du S\u00e9nat et de la Chambre des communes a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 Londres, la l\u00e9galit\u00e9 de la proposition de loi britannique continue d&#8217;\u00eatre contest\u00e9e, cette fois devant les tribunaux anglais.&nbsp; Le lendemain de l&#8217;arriv\u00e9e de l&#8217;Adresse commune \u00e0 Londres, le chef Robert Manuel et 123 autres chefs indiens du Canada intentent une action contre l&#8217;Attorney General d&#8217;Angleterre.&nbsp; Cette action, intent\u00e9e devant la Chancery Division, visait notamment \u00e0 obtenir une d\u00e9claration selon laquelle le Parlement du Royaume-Uni n&#8217;avait pas le pouvoir de modifier la Constitution du Canada de mani\u00e8re \u00e0 porter pr\u00e9judice aux nations indiennes du Canada sans le consentement de ces derni\u00e8res.&nbsp; Le procureur g\u00e9n\u00e9ral a demand\u00e9 que la requ\u00eate soit radi\u00e9e et que l&#8217;action soit rejet\u00e9e.&nbsp; Cette demande a \u00e9t\u00e9 plaid\u00e9e devant le vice-chancelier, Sir Robert Megarry, en avril et mai de cette ann\u00e9e, apr\u00e8s que la loi sur le Canada ait \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e.&nbsp; Il a fait droit \u00e0 la demande et a annul\u00e9 la requ\u00eate.&nbsp; Cette d\u00e9cision a fait l&#8217;objet d&#8217;un appel devant la Cour d&#8217;appel, qui a confirm\u00e9 son jugement le 30 juillet 1982.5&nbsp; La Cour d&#8217;appel a estim\u00e9 que les exigences de l&#8217;article 4 du Statut de Westminster avaient \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es du fait que le pr\u00e9ambule de la loi sur le Canada d\u00e9clarait qu&#8217;elle avait \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e \u00e0 la demande et avec le consentement du Canada.<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, sur la question de savoir si toutes les conditions l\u00e9gales pour obtenir la l\u00e9gislation de rapatriement du Parlement britannique ont \u00e9t\u00e9 remplies, et si le Parlement britannique a agi l\u00e9galement en promulguant la Loi de 1982 sur le Canada, les tribunaux tant au Canada qu&#8217;en Grande-Bretagne semblent avoir confirm\u00e9 la validit\u00e9 de la proc\u00e9dure.<\/p>\n<hr size=\"1\" noshade width=\"120\">\n<p><span style='font-size:10pt;'>3.  Ibid, p. 789-97.<br \/>\n4.  Ibid, p. 807.<br \/>\n5.  <em>Manuel et al<\/em> v. <em>Attorney General<\/em> [1982]<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/3-25\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Page-suivante-rapatriement-et-legitimite.png\" alt=\"Page suivante\" width=\"182\" height=\"37\" class=\"alignright size-full wp-image-177\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>pour signifier non seulement le Canada repr\u00e9sent\u00e9 par son gouvernement national, mais aussi le Canada repr\u00e9sent\u00e9 par tous ses gouvernements, f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux.&nbsp; Ce&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/91"}],"collection":[{"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=91"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/91\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":551,"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/91\/revisions\/551"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/patriationandlegitimacy.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=91"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}